Le Ministère vient de nous envoyer son bulletin d’information COVID-19 qui, c’est devenu une habitude, n’apporte rien de bon pour nous sauf des contraintes et des contraintes, encore et encore. Le cabinet RCGT est donc désigné pour évaluer l’impact de la pandémie sur nous. Impact qui diffère selon le type de service de garde, d’après cette vision du Ministère. Alors que c’est le gouvernement lui-même qui a aggravé cet impact en nous fermant et en obligeant les parents - certains ne sont jamais revenus  - à nous quitter vers les services subventionnés jusqu'à la moelle des os.

Ces services subventionnés qui ont été payés rubis sur ongle, avec des taux d’occupation si bas et pour la plupart voire vides, pendant que nous, nous recevions un maigre 5.95$ par place par jour. Toutes nos éducatrices sont parties et pour beaucoup d’entre nous, certaines ne sont plus revenues soit par manque de clientèle soit pour un CPE. Sans oublier l’impact négatif de Place0-5 principale cause de départs de notre clientèle vers les CPE. Ces CPE qui, en plus, ne pâient ni taxes foncières, ni taxes scolaires, ni impôts et dont la construction est financée par le gouvernement lui-même. Autrement dit, par notre argent  et celui des parents qui ne bénéficient de rien.

Et d'ailleurs pourquoi les parents ne sont pas admis dans les Comités Consultatifs où tout le monde de la petite enfance est représenté, à part l'essentiel qui n'est autre que ces mêmes parents ? Parents qui sont contribuables et consommateurs des services de ce Ministère qui les ignore comme il a ignoré leur pétition aux 24500 signatures. Le Regroupement des Parents Utilisateurs de garderies Privées Non Subventionnées est en train de mener le même combat que nous et le Ministre fait la sourde oreille. À croire qui tout ce qui est non subventionné l'irrite.

À la reprise des activités en juillet, les propriétaires de GNS, par manque de liquidités, avaient eux-mêmes et de leurs propres mains - par manque de liquidités -, assuré les travaux de désinfection et jusqu’à nos jours. Comment chiffrer tout cela ?

Résumons bien la situation de cette pandémie:

  • Le gouvernement ordonne la fermeture des GNS.
  • Nos enfants partent vers les serices autorisés à ouvrir.
  • Paie grassement les CPE/GS même vides.
  • Envoie nos enfants aux CPE/GS.
  • Les éducatrices quittent.
  • Reprise des activités avec un ratio de 4 enfants par éducatrice et juste 25% max de clientèle.
  • Charges de travail importantes sur les propriétaires et les éducatrices.
  • Risques importants de contamination.
  • Place 0-5 qui dirige les enfants vers les CPE surtout. Même les enfants qui étaient chez nous quittent pour les CPE.
  • Le gouvernement réalise des économies par dizaines de millions sur les remboursements anticipés non payés aux parents, qu’il faudra d’ailleurs ôter des 68 millions.
  • Le gouvernement fédéral accorde une aide aux garderies sur tout le territoire Canadien.
  • Le Québec conditionne cette aide, sans en préciser le montant, à une réévaluation par le cabinet Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) tout en réévaluant l'admissibilité à la SSUC (Subvention Salariale d'Urgence du Canada).

Et certaines associations acceptent, avec des applaudissements nourris, cette enquête/réévaluation pour brosser un tableau réaliste comme ils disent ? Non, mais je rêve ou quoi ? Les CPE/GS qui n’ont jamais fermé et se font payer, par l'argent du contribuable - le notre -  même vides reçoivent 50 millions sonnants et sans condition SVP, et nous, avec toutes ces contraintes, astreintes, assujettissements, fermetures, obligations et je ne sais quoi d’autre, nous devons justifier !? Justifier quoi au fait ? Que nous n’avons pas bullé ? Que nous avons trimé fort ? C’est comme si nous étions la cigale et les CPE/GS la fourmi ! La pandémie pour nous c’est le Club-Med alors, c’est ça !? Et nos éducatrices sont les G.O. !

Pourquoi le gouvernement n’a pas réalisé cette étude d’impact pendant la Covid en avril , mai ou juin ou même juillet, pour bien estimer et voir en "live" ce que nous avons enduré pendant ce temps de disette ?! Et pourquoi maintenant ? S’il se souciait tant de nous, pourquoi avoir attendu que l’argent du fédéral arrive pour évaluer si on le mérite ou pas ? Alors que cet argent nous est destiné.

 

 

701 GNS à évaluer, rien que ça! Plus de la moitié ! J’ai la conviction que la plupart des GNS sont contre l’évaluation de Raymond Chabot. Personne ne peut accepter ça. Être évalué pour savoir si on mérite l’aide qui nous est destinée !?

Et ne trouve-t-il pas le besoin d’évaluer ses CPE chéris avec tout l’argent qu’ils ont reçu pendant que nous, nous souffrions au temps des vaches maigres ? Nous étions tous sans emploi et sans aucune vision de notre avenir qui pour nous s’annonçait sombre. Beaucoup ont fermé carrément.

À titre d'information, je vous communique ci-après les montants octroyés aux différents types de service de garde subventionnés:

  • Pour les centres de la petite enfance (CPE) : 26,8 M$ ;
  • Pour les garderies subventionnées (GS) : 13,6 M$ ;
  • Pour les personnes responsables de services de garde en milieu familial (RSG) : 9,6 M$
Selon ces montants et en applicant la vieille et toujours serviable, règle de trois, on peut déduire que nous devrions recevoir quelque chose comme 20.0 M$. Mais ne vous y méprenez pas, même si l'étude aboutit, nous n'aurons qu'une fraction minime de ce montant. 
 
Mais d’un autre côté, quand on regarde le nombre d’incidents relatifs aux infections au Covid, on constate que les GNS demeurent très performantes avec un taux d’infection beaucoup moins élevé que les CPE/GS. Même sans bénéficier de traitements privilégiés, les GNS s’en tirent vraiment bien. Voilà un critère de qualité !

 

Cependant, pour ceux qui hésitent encore ou qui croient au discours des associations qui les rassurent et qui leur promettent des négociations sans que personne ne sache ce qui se négocie au juste et aussi afin qu'ils aient une bonne idée sur la flagrante différence dans les traitements, vous recevrez, via le forum, la copie du document envoyé par le Ministère à ses CPE/MF/GS chéris. J’y ai ajouté des annotations et des surlignés.

Si le présent ne nous mobilise pas, l’avenir n’aura pas le choix que de nous massacrer ou, du moins, nous malmener. Car ce climat, quoiqu’en en pensent certains pro gouvernementaux, est très malsain, il nous fragilise s'il ne nous tue pas à petit feu.

En définitive, je pense qu’aucune garderie non subventionnée ne devrait accepter cette évaluation ainsi que cette réévaluation pour mériter l’argent qui lui revient. Aucune autre province n’a exigé ce genre d’examen à ses garderies, sauf le Québec, la province folle uniquement des enfants des CPE/GS. Et si ça continue comme ça, même les remboursements anticipés risquent d'y passer.

Il se fait déjà tard, et le mieux serait que la grève soit programmée au moins deux semaines avant la fin de la session parlementaire.

 

Nous vivons dans un monde étrange. Si étrange que la discrimination est devenue une chose banale ? Pour le changer, joignons nos efforts, unissons-nous devant l’injustice flagrante que nous subissons de la part de notre gouvernement.

Les votes parlent d'eux mêmes. Constatez de vos propres yeux :

 

Êtes-vous pour fermer un jour ?
  • Votes: (0%)
  • Votes: (0%)
Total des votes:
Premier vote:
Dernier vote:

Le vote est maintenant clos.

Sachez qu’à plus de 500 votes (plus du 1/3 des GNS), ce qui constitue du point de vue statistique un échantillon très fiable, nous pouvons conclure que l'écrasante majorité est pour la grève.

Et vu le nombre, cela veut dire que les garderies de toutes les associations y ont participé. C'est une chose certaine que la majorité des garderies est pour la grève maintenant.

Pour rassurer ceux qui hésitent encore, sachez que le Milieu Familial a usé du même moyen et a pu obtenir gain de cause.

Le vote durera jusqu'au vendredi 20 novembre 2020. Ensuite, le programme des actions sera envoyé à toutes les garderies.

NB: Cet espace est réservé pour ceux qui veulent écrire des blogs.

 

Notre Ministère de tutelle a choisi de nous ignorer dans toutes ses négociations. Résultat, deux domaines ont été implicitement créés. L'un qui bénéficie de toutes les largesses et de toute l'attention du Ministère et l'autre qui ne bénéficie de rien, suivant pratiquement un modèle Darwinien d'évolution. À ceci s'ajoute le fait que seuls les sytèmes subventionnés figurent dans les comités consultatifs. Et quiconque peut deviner que l'influence des subventionnés dans ces comités n'est qu'une suite logique de cette conception du moins non démocratique.

Le Ministère de la Famille n'a jamais consulté les garderies non subventionnées dans ses décisions qui concernent pourtant plus de 40 000 enfants de contribuables. C'est donc admettre et accepter l'existence d'un développement séparé pour ces enfants. Pourtant nous sommes bien au 21 ième siècle. Et l'article premier de la loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance ne dit pas autre chose que :

Elle[la loi] a également pour objet de favoriser le développement harmonieux de l’offre de services de garde en tenant compte des besoins des parents, notamment en facilitant la conciliation de leurs responsabilités parentales et professionnelles, ainsi que de leur droit de choisir le prestataire de services de garde.

Les Mnistres se suivent et se ressemblent. Et s'il y a quelque chose sur laquelle ils sont d'accord, c'est bien d'écarter les garderies non subventionner de toutes les décisions relatives aux services de garde. On a l'impression que le Ministère de la Famille n'est là que pour gérer les subventions et ceux qui en profitent.

Pourquoi donc nous donner un permis et nous laisser à notre sort ? Nationalisez-nous ! Le privé n'a pas d'avenir au Québec tellement il est mal vu.