Propositions des partis

avec les liens d'accès aux plateformes électorales.

 

 

Parti

Principales Propositions

Délais

CAQ

Attention : La conversion n'est pas totale !

5 ans

PCQ

200$ par semaine par place

Immédiatement

PLQ

Convertir l'ensemble des GNS en GS

5 ans

PQ

Tout convertir en CPE

5 ans

QS

Tout convertir en CPE + Micro CPE

N/A

 

Rapport du sondage sur situation actuelle des garderies non subventionnées

Menacées de toutes parts par la politique actuelle qui favorise nettement et d’une manière flagrante les services de garde subventionnés CPE et GS, les GNS sont dans une situation lamentable, ainsi que le démontre le sondage réalisé par l’Alliance (AQGPNS).

Commençons par citer les principaux facteurs aggravants :

·    La subvention :

o   Payer 8.70 est beaucoup plus attirant que de payer plus.

o   Après la pandémie et en plein période d’inflation aggravée par le conflit Ukraine/Russie, les parents ne cherchent plus que les services subventionnés. Le manque de places à contribution réduite est tel que beaucoup de familles ont opté de rester à la maison garder leurs enfants que d’aller travailler. Aggravant ainsi la pénurie de main d’œuvre.

·         Augmentation des salaires des éducatrices :

o   Attirées par cette augmentation consistante des salaires des éducatrices des CPE et GS, les éducatrices quittent vers ces services.

·         Guichet unique :

o   Bénéficie surtout aux CPE et aux GS. Les GNS le paient mais n’en profitent pas puisque les parents qui y sont inscrits restent disponibles pour des places à contribution réduite. Transformant ainsi les GNS en vraies salles d’attentes.

·         Milieu Familial :

o   Encouragé par le ministère de la Famille par des primes d’ouverture, ce type de service a repris beaucoup d’importance ces derniers temps. Même dans les grandes villes. Le MF devrait normalement être une solution d’appoint dans les zones rurales, mais il se trouve qu’il constitue une grande part dans les villes aussi.

Image garderie

Il y a 13 437 places juste à Montréal. Pour un total de 91 744 places au Québec. Ce qui est énorme.

 

Conclusion :

On peut distinguer deux scénarii :

a.       La CAQ est réélue et va de son plan de convertir tout le réseau en 5 ans.

b.      Rien n’est fait.

 

 

A.    Si le ministre y va avec son programme étalé sur 5 ans :

 

Peu de GNS survivront au cannibalisme qu’il y aurait la première année :

o   si l’on suppose que chaque année 20% des GNS seront converties.

o   En effet 20% de 67 992 places = 13 598 places.

o   Comme, en moyenne ces GNS ne sont remplis qu’à 60% (tout au max).

o   Cela nous amène à supposer que pour se remplir, ces places subventionnées créeront une migration de GNS à GNS de 40% de 13 598 places = 5 439 places.

o   Comme la moyenne du nombre de places par GNS est de : 67 992/1 225 = 55 places.

o   Donc 5 439 places est l’équivalent de 5 439/55 = 99 GNS

     o   À chaque fois qu’on convertit 13 598 places (13 598/55 = 247) ou 247 GNS, il faudra s’attendre à la fermeture d’une centaine chaque année.

     o   400 au total si l’on applique cette politique échelonnée sur 5 ans.

Cette solution est donc à bannir car quelque soit le cas, il y aurait beaucoup de GNS qui fermeraient.

Cela confirme que la CAQ n’a fait aucune étude d’impact de sa politique sur le réseau.

B.     Si rien n’est fait :

 

Il y aurait selon le tableau [GNS Menacées de Fermeture], plus de 500 GNS qui disparaitront de la carte. Sinon plus.

 

En conclusion, dans les deux cas A et B, le nombre de fermetures est très élevé et le gouvernement n’arrivera jamais à régler le problème du réseau des services de garde.

 

C.     Solutions :

Deux solutions sont possibles.

1)      Convertir toutes les places en même temps.

Et c’est très facile à faire ; toutes les GNS signeront la convention avec le ministère de la Famille dès la première année. Les 6 Milliards de dollards du fédéral en facileteront la mise en oeuvre de cette solution.

2)      Financer directement les parents selon le programme proposé par les conservateurs. Faire comme le fédéral qui finance les parents et non les services de garde. Les parents auront enfin le libre choix qui leur manquait tant.

 

Ce rapport est à prendre très au sérieux. Et ne vous fiez pas à ceux qui applaudissent tout. 

 

La situation est très critique pour toutes les GNS.

 

MF:  Milieu Familial.

CPE : Centre de la Petite Enfance.

GS : Garderie Subventionnée.

GNS : Garderie Non Subventionnée.

RSG : Responsable de Service de Garde en Milieu Familial.

 

·         Sources :

o   Toutes les données concernant les services de garde au Québec proviennent du site des données ouvertes du Québec.

o   Les autres données proviennent du sondage effectué auprès des GNS.

 

Tableaux et graphiques

 

 

 

 

 

 

 

Échec annoncé de la politique fédérale des garderies à 10$ et pronostic d’une hécatombe dans les garderies non subventionnées (GNS).

Quand on parle de santé, ce sont les médecins, les infirmières ou le corps médical qu’on voit protester dans les journaux télévisés. Idem pour l’enseignement. Mais en est-il de même quand il s’agit de la petite enfance ? Non ! Vous ne verrez que des associations de CPE ainsi que leurs puissants protecteurs, les syndicats.

Mais pourquoi donc cette caractéristique singulière du Québec ? La réponse est pourtant claire ; ce domaine-là, depuis 1997, quand le PQ a transformé l’allocation familiale pour services de garde en subvention aux CPE, a basculé d’une relation parents-Ministère à une relation CPEs/Syndicats-Ministère. 

Par quelle magie ? C’est encore plus évident ; au lieu de donner des allocations aux parents afin de leur permettre de choisir le service de garde qui leur convient, au Québec on donne cet argent aux CPE et garderies subventionnées (GS) et ce sera au parent de se débrouiller pour chercher le service de garde subventionné, s’il est chanceux d’en trouver, sinon il doit se rabattre sur GNS au tarif plus élevé.

Cette politique a donc éclipsé le parent et a donné plus de pouvoir aux CPE au détriment des parents contribuables relégués en second ordre sinon en troisième voire plus. On a donc privilégié les institutions de garde par rapports aux parents contribuables. Pire encore, ces derniers ne figurent même pas dans les comités consultatifs. Qui consulte-t-on finalement dans cette politique familiale ? Les Associations professionnelles. Principalement les CPE/Milieu Familial (MF) & syndicats. Une vraie injustice ! Voilà donc un domaine qui est censé privilégier les parents mais où l’on n’écoute que les professionnels. C’est comme si les entreprises privées de construction définissaient la politique en matière de transports et d’habitation ou que les cliniques privées négocient avec le gouvernement tout ce qui relève de la santé.

Les parents contribuables ne sont donc jamais consultés, ni sur le fond ni sur la forme, des services qu’ils reçoivent Ils les subissent.

Dans les pays de l’OCDE, l’état veille au cadre réglementaire tout en régulant les nombres de places afin d’empêcher tout cannibalisme ou toute situation pouvant mener à un effondrement d’une partie ou de la totalité du réseau de services, en intervenant dans les processus de sélection des services de garde, par des inspections et des contrôles. L’état n’investit que dans les quartiers défavorisés.

Est-ce le cas au Québec ? Non ! Au Québec, l’État investit beaucoup dans les quartiers riches. Et tout ce qui est CPE ou MF est considéré d’office comme bon et suffisant, pas besoin de concurrence. Bien que ces CPE soient des organismes privés car non assujettis aux contraintes de reddition des comptes imposées aux organismes publics. C’est donc une lacune grave qui dure depuis plus de 23 ans. 

Cette politique a favorisé les CPE, ils ont la part du lion dans les appels d’offres –85% des places- avec des retards énormes dans la réalisation des projets de places sans que les quotas changent. Une politique digne des pays communistes. Et personne ne sait pourquoi. Même la soi-disant participation des parents dans les conseils d’administration des CPE ne saurait justifier un tel choix. Et puis, qui dirige vraiment les CPE ? Ce ne sont pas les parents en tout cas. Ce sont les directeurs. N’a-t-on jamais donc fait des statistiques sur la durée en poste des directeurs de CPE ? Ils semblent régner pendant très longtemps.

Il ne faut donc pas s’étonner que la vitesse de création des places au Québec soit aussi lente.

Et l’on se demande si les innombrables cris de secours des parents dans les colonnes des médias, aussi nombreux et déchirants soient-ils, seront écoutés un jour. La réponse n’est pas dans le souffle du vent. Le drame au Québec c’est que les CPE/Syndicats ont la main mise sur les services de garde et bloquent toutes les solutions incluant les GNS. Sinon pourquoi s’entêter à refuser de les convertir et résoudre instantanément la crise actuelle ? Ou alors les acheter, avec tous ces milliards qui pleuvent et les CPE-iser.

La reprise sera donc ratée. Elle sera réussie ailleurs au Canada, mais pas au Québec, seul pays aux deux types de contribuables ; ceux qui bénéficient de tout, dont les enfants fréquentent les CPE, MF et GS, et ceux qui ne bénéficient de rien, les autres. Un clivage unique et inique en son genre.

Devant cette situation de monopole des CPE, il est fort à parier que les pluies de milliards de dollars, feront chou blanc au Québec. Les parents devront prendre leur mal en patience et attendre des années encore. La reprise économique telle que souhaitée par le fédéral n’aura pas lieu au Québec. Cela donne l’impression que le fédéral cautionne le Québec dans cette politique injuste envers les familles.

Comme conséquence inéluctable d’avoir accepté de verser l’argent sans condition au Québec, le gouvernement du Canada accepte aussi l’inégalité entre les contribuables, entre les enfants ainsi que de voir beaucoup de GNS forcées de fermer pour que des CPE tout frais prennent leur place. Leur clientèle ainsi que leurs éducatrices iront à coup sûr aux CPE. Que de milliards pour rien.

On peut donc conclure que “Rien ne se crée, rien ne se développe, tout se transforme lentement en CPE”.

Et avec beaucoup de précarité chez les familles ainsi que des faillites de GNS comme corollaire.

Votez ici pour la fermeture: http://garderiesns.com/index.php/consultations/consultation-pour-des-journees-de-fermeture

 

 

Le Ministère vient de nous envoyer son bulletin d’information COVID-19 qui, c’est devenu une habitude, n’apporte rien de bon pour nous sauf des contraintes et des contraintes, encore et encore. Le cabinet RCGT est donc désigné pour évaluer l’impact de la pandémie sur nous. Impact qui diffère selon le type de service de garde, d’après cette vision du Ministère. Alors que c’est le gouvernement lui-même qui a aggravé cet impact en nous fermant et en obligeant les parents - certains ne sont jamais revenus  - à nous quitter vers les services subventionnés jusqu'à la moelle des os.

Ces services subventionnés qui ont été payés rubis sur ongle, avec des taux d’occupation si bas et pour la plupart voire vides, pendant que nous, nous recevions un maigre 5.95$ par place par jour. Toutes nos éducatrices sont parties et pour beaucoup d’entre nous, certaines ne sont plus revenues soit par manque de clientèle soit pour un CPE. Sans oublier l’impact négatif de Place0-5 principale cause de départs de notre clientèle vers les CPE. Ces CPE qui, en plus, ne pâient ni taxes foncières, ni taxes scolaires, ni impôts et dont la construction est financée par le gouvernement lui-même. Autrement dit, par notre argent  et celui des parents qui ne bénéficient de rien.

Et d'ailleurs pourquoi les parents ne sont pas admis dans les Comités Consultatifs où tout le monde de la petite enfance est représenté, à part l'essentiel qui n'est autre que ces mêmes parents ? Parents qui sont contribuables et consommateurs des services de ce Ministère qui les ignore comme il a ignoré leur pétition aux 24500 signatures. Le Regroupement des Parents Utilisateurs de garderies Privées Non Subventionnées est en train de mener le même combat que nous et le Ministre fait la sourde oreille. À croire qui tout ce qui est non subventionné l'irrite.

À la reprise des activités en juillet, les propriétaires de GNS, par manque de liquidités, avaient eux-mêmes et de leurs propres mains - par manque de liquidités -, assuré les travaux de désinfection et jusqu’à nos jours. Comment chiffrer tout cela ?

Résumons bien la situation de cette pandémie:

  • Le gouvernement ordonne la fermeture des GNS.
  • Nos enfants partent vers les serices autorisés à ouvrir.
  • Paie grassement les CPE/GS même vides.
  • Envoie nos enfants aux CPE/GS.
  • Les éducatrices quittent.
  • Reprise des activités avec un ratio de 4 enfants par éducatrice et juste 25% max de clientèle.
  • Charges de travail importantes sur les propriétaires et les éducatrices.
  • Risques importants de contamination.
  • Place 0-5 qui dirige les enfants vers les CPE surtout. Même les enfants qui étaient chez nous quittent pour les CPE.
  • Le gouvernement réalise des économies par dizaines de millions sur les remboursements anticipés non payés aux parents, qu’il faudra d’ailleurs ôter des 68 millions.
  • Le gouvernement fédéral accorde une aide aux garderies sur tout le territoire Canadien.
  • Le Québec conditionne cette aide, sans en préciser le montant, à une réévaluation par le cabinet Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) tout en réévaluant l'admissibilité à la SSUC (Subvention Salariale d'Urgence du Canada).

Et certaines associations acceptent, avec des applaudissements nourris, cette enquête/réévaluation pour brosser un tableau réaliste comme ils disent ? Non, mais je rêve ou quoi ? Les CPE/GS qui n’ont jamais fermé et se font payer, par l'argent du contribuable - le notre -  même vides reçoivent 50 millions sonnants et sans condition SVP, et nous, avec toutes ces contraintes, astreintes, assujettissements, fermetures, obligations et je ne sais quoi d’autre, nous devons justifier !? Justifier quoi au fait ? Que nous n’avons pas bullé ? Que nous avons trimé fort ? C’est comme si nous étions la cigale et les CPE/GS la fourmi ! La pandémie pour nous c’est le Club-Med alors, c’est ça !? Et nos éducatrices sont les G.O. !

Pourquoi le gouvernement n’a pas réalisé cette étude d’impact pendant la Covid en avril , mai ou juin ou même juillet, pour bien estimer et voir en "live" ce que nous avons enduré pendant ce temps de disette ?! Et pourquoi maintenant ? S’il se souciait tant de nous, pourquoi avoir attendu que l’argent du fédéral arrive pour évaluer si on le mérite ou pas ? Alors que cet argent nous est destiné.

 

 

701 GNS à évaluer, rien que ça! Plus de la moitié ! J’ai la conviction que la plupart des GNS sont contre l’évaluation de Raymond Chabot. Personne ne peut accepter ça. Être évalué pour savoir si on mérite l’aide qui nous est destinée !?

Et ne trouve-t-il pas le besoin d’évaluer ses CPE chéris avec tout l’argent qu’ils ont reçu pendant que nous, nous souffrions au temps des vaches maigres ? Nous étions tous sans emploi et sans aucune vision de notre avenir qui pour nous s’annonçait sombre. Beaucoup ont fermé carrément.

À titre d'information, je vous communique ci-après les montants octroyés aux différents types de service de garde subventionnés:

  • Pour les centres de la petite enfance (CPE) : 26,8 M$ ;
  • Pour les garderies subventionnées (GS) : 13,6 M$ ;
  • Pour les personnes responsables de services de garde en milieu familial (RSG) : 9,6 M$
Selon ces montants et en applicant la vieille et toujours serviable, règle de trois, on peut déduire que nous devrions recevoir quelque chose comme 20.0 M$. Mais ne vous y méprenez pas, même si l'étude aboutit, nous n'aurons qu'une fraction minime de ce montant. 
 
Mais d’un autre côté, quand on regarde le nombre d’incidents relatifs aux infections au Covid, on constate que les GNS demeurent très performantes avec un taux d’infection beaucoup moins élevé que les CPE/GS. Même sans bénéficier de traitements privilégiés, les GNS s’en tirent vraiment bien. Voilà un critère de qualité !

 

Cependant, pour ceux qui hésitent encore ou qui croient au discours des associations qui les rassurent et qui leur promettent des négociations sans que personne ne sache ce qui se négocie au juste et aussi afin qu'ils aient une bonne idée sur la flagrante différence dans les traitements, vous recevrez, via le forum, la copie du document envoyé par le Ministère à ses CPE/MF/GS chéris. J’y ai ajouté des annotations et des surlignés.

Si le présent ne nous mobilise pas, l’avenir n’aura pas le choix que de nous massacrer ou, du moins, nous malmener. Car ce climat, quoiqu’en en pensent certains pro gouvernementaux, est très malsain, il nous fragilise s'il ne nous tue pas à petit feu.

En définitive, je pense qu’aucune garderie non subventionnée ne devrait accepter cette évaluation ainsi que cette réévaluation pour mériter l’argent qui lui revient. Aucune autre province n’a exigé ce genre d’examen à ses garderies, sauf le Québec, la province folle uniquement des enfants des CPE/GS. Et si ça continue comme ça, même les remboursements anticipés risquent d'y passer.

Il se fait déjà tard, et le mieux serait que la grève soit programmée au moins deux semaines avant la fin de la session parlementaire.

 

Nous vivons dans un monde étrange. Si étrange que la discrimination est devenue une chose banale ? Pour le changer, joignons nos efforts, unissons-nous devant l’injustice flagrante que nous subissons de la part de notre gouvernement.

Les votes parlent d'eux mêmes. Constatez de vos propres yeux :

 

Êtes-vous pour fermer un jour ?
  • Votes: (0%)
  • Votes: (0%)
Total des votes:
Premier vote:
Dernier vote:

Le vote est maintenant clos.

Sachez qu’à plus de 500 votes (plus du 1/3 des GNS), ce qui constitue du point de vue statistique un échantillon très fiable, nous pouvons conclure que l'écrasante majorité est pour la grève.

Et vu le nombre, cela veut dire que les garderies de toutes les associations y ont participé. C'est une chose certaine que la majorité des garderies est pour la grève maintenant.

Pour rassurer ceux qui hésitent encore, sachez que le Milieu Familial a usé du même moyen et a pu obtenir gain de cause.

Le vote durera jusqu'au vendredi 20 novembre 2020. Ensuite, le programme des actions sera envoyé à toutes les garderies.

NB: Cet espace est réservé pour ceux qui veulent écrire des blogs.

 

Les garderies d’attente.

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(24 Votes)

Il existe bien des salles d'attente. Pourquoi pas des garderies d'attente ? Moins évidentes mais bel et bien des garderies ; non subventionnées (GNS). Pour en arriver là, bien des contorsions, disons, politiques ont été nécessaires. Garderies auxquelles on reproche d’être privées par ceux qui servent certaines idées et dogmes dépassés. Et c'est là où toute l'ingéniosité macabre des politiciens va opérer.

L’appauvrissement par asphyxie budgétaire y est pour beaucoup. En refusant d'indexer les tarifs depuis 2009, le gouvernement étranglait la jugulaire des GNS. En les éliminant des appels d'offres, favorisant ainsi les CPE, il les achevait presque, sous le regard approbateur des syndicats qui ne supportent pas la concurrence.

Sans compter les lois qui obligeraient les GNS à exposer toute leur clientèle à leurs compétiteurs, les CPE. La nouvelle Loi 143 qui impose le guichet unique ou Place 0-5, payable en plus, permet aux parents de rester inscrits dans les GNS et demeurer dans la liste d'attente pour que les CPE les appellent dès qu'une place se libère. Les GNS deviendront ainsi les salles d'attente des puissants CPE. Ce favoritisme laisse supposer un copinage électoraliste qui qui mine les démocraties.

Et qui songerait donc à une telle purification ? L'hypothèse ne peut être écartée que ce soient les syndicats. Bons calculateurs, ils savent très bien négocier et surtout prêtent une attention particulière aux dissensions entre partis, leurs maturités, solidité de leurs structures, pour optimiser leurs actions.

Question fondamentale ; comment un parti régnant peut avoir tant de liberté ? Les partis majoritaires cèdent facilement à interpréter leur victoire d’une manière simpliste « le peuple nous a donné un chèque blanc ». Mais quelle sorte de démocratie a-t-on réellement ?

Une variante qui tend à glisser vers la dictature qui se manifeste par l'absence d'une pluralité d'avis, d'expertises et de consultations, nécessaires au processus décisionnel. La démocratie, ainsi conçue, est restreinte à l'une de ses implications élémentaires qu'est le suffrage universel. En effet on croit que le pouvoir est au peuple, alors que ce dernier n'existe que pendant les campagnes électorales, qui, une fois terminées, se désactive pour redevenir simple administré par la puissance publique ; gouvernement élu et administration. La carence flagrante en consultations – publiques, ou d'experts – rend les mécanismes décisionnels totalement autoritaires et donc dictatoriaux. CQFD.

Les Libéraux de Philippe Couillard avaient annoncé au début de leur mandat une ère nouvelle imprégnée de démocratie avec leur fameuse "Commission de révision permanente des programmes". Malheureusement, son sort fut dramatique ; mort-née. Des millions de dollars gaspillés et un peuple sur le carreau.

Le cas des GNS est très significatif. Ce qui rend la chose encore plus surréaliste c'est qu'on tolère l'idée d'avoir deux types de citoyens – inacceptable en démocratie ; ceux qui bénéficient de tout, en l'occurrence ceux admis dans les services subventionnés, et ceux qui ne bénéficient de rien, dont les enfants sont dans les GNS [1]. Une sorte de développement séparé. Bizarrement, on veut universaliser les tarifs pour que les riches ne payent rien. Sommes-nous toujours en démocratie ? Il ne peut y avoir d'universalité tant et aussi longtemps que le clivage – CPE, GS, GNS, MF, MFNS [1] demeure, avec des tarifs dopés par les subventions. Et le monde entier nous envie !

D'autres mesures antidémocratiques telles que le bannissement des GNS [1] des appels d'offres répartis à 85% de CPE et 15% de GS [1].

Qui a décrété cette distribution ? Et dans quel but ? Pourtant avant 2011 ce n'était pas le cas. Encore une manifestation de cette autorité. Cette dernière peut s'interpréter par la puissance de l'administration face aux citoyens, et même face aux politiciens eux-mêmes qui ne sont pas suffisamment préparés. Pour beaucoup de raisons d'ailleurs.

Manque de temps ; la moyenne d'occupation du siège de Ministre de la Famille est d'à peine 13 mois par ministre. En 8 ans, 7 ministres se sont succédé. Sans compter le fait qu'un ministre cumulait deux postes ; Famille et Éducation. Peut-on vraiment parler de politique familiale face à un tel défilé de Ministres ? C'est donc l’administration hyper qualifiée qui gérait, loin de toute politique censée avantager le contribuable et non les installations de garde. Difficile aux différents Ministres d'appliquer leur programme, souvent mal ficelé, pendant la campagne électorale. Le cas des maternelles parle de lui-même. Budget sous-estimé, répartition des places incertaine – récupération de classes anglophones – ce qui témoigne d'une compréhension approximative du sujet. Des remaniements ministériels s'annoncent, en réponse à cette première crise "des maternelles", copiée sur l'Ontario ou à celle de l'immigration. Personne ne pouvait prédire un tel entêtement du chef du gouvernement .

Et que dire de la dernière déclaration du Ministre de la Famille ?

Selon l'analyse [étude d'impact] qu'on a faite, les garderies privées non subventionnées et les [garderies en] milieu familial seront les deux types de service de garde qui subiront la baisse la plus marquée d'achalandage.

Mais que fait-il pour arrêter le massacre qu'il sait qu'il a lui-même engendré ? Rien.

Je me demande si c'est le Ministre de tous les Québécois ou juste celui des CPE et GS. Du jamais vu dans aucune démocratie.

Pour en finir avec toutes ces conspirations, achetez-nous M. Le Ministre. Abrégez nos souffrances. Finissons-en !

Finalement après 20 ans de politique familiale on peut dire : "Rien ne progresse, rien ne s'améliore, tout se complique." Oubliant, du coup, tous nos vrais problèmes, tels que nos aînés qui ont construit le pays, leur retraite insignifiante et beaucoup d'autres domaines. Et la reconnaissance des diplômes des immigrants qui traîne depuis des années, les obligeant à des métiers moins valorisants ?

Il est de coutume, les premières semaines du mandat d'un gouvernement, de rendre visite à ses voisins et de s'enquérir de son environnement géopolitique. Chez nous, la différence – signes religieux, diplômes d'ailleurs, nouvel immigrant vs descendant d'immigrant – nous divise encore.

François Mitterrand ne s'était pas trompé quand il avait dit :" La démocratie, c'est aussi le droit institutionnel de dire des bêtises. "

Et pourquoi pas en faire !?

Khalid Daher

Président

Alliance Québécoise des Garderies Privées Non Subventionnées

AQGPNS

 [1]

CPE

Centre de la Petite Enfance.

GS

Garderie Privée Subventionnée.

GNS

Garderie Privée Non Subventionnée.

MF

Milieu Familial Subventionné.

MFNS

Milieu Familial Non Subventionné.

 

 

 

 

 

Notre Ministère de tutelle a choisi de nous ignorer dans toutes ses négociations. Résultat, deux domaines ont été implicitement créés. L'un qui bénéficie de toutes les largesses et de toute l'attention du Ministère et l'autre qui ne bénéficie de rien, suivant pratiquement un modèle Darwinien d'évolution. À ceci s'ajoute le fait que seuls les sytèmes subventionnés figurent dans les comités consultatifs. Et quiconque peut deviner que l'influence des subventionnés dans ces comités n'est qu'une suite logique de cette conception du moins non démocratique.

Le Ministère de la Famille n'a jamais consulté les garderies non subventionnées dans ses décisions qui concernent pourtant plus de 40 000 enfants de contribuables. C'est donc admettre et accepter l'existence d'un développement séparé pour ces enfants. Pourtant nous sommes bien au 21 ième siècle. Et l'article premier de la loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance ne dit pas autre chose que :

Elle[la loi] a également pour objet de favoriser le développement harmonieux de l’offre de services de garde en tenant compte des besoins des parents, notamment en facilitant la conciliation de leurs responsabilités parentales et professionnelles, ainsi que de leur droit de choisir le prestataire de services de garde.

Les Mnistres se suivent et se ressemblent. Et s'il y a quelque chose sur laquelle ils sont d'accord, c'est bien d'écarter les garderies non subventionner de toutes les décisions relatives aux services de garde. On a l'impression que le Ministère de la Famille n'est là que pour gérer les subventions et ceux qui en profitent.

Pourquoi donc nous donner un permis et nous laisser à notre sort ? Nationalisez-nous ! Le privé n'a pas d'avenir au Québec tellement il est mal vu.